21 % : c’est la part d’e-mails professionnels envoyés entre 18 h et 21 h selon Litmus, mais avec un taux d’ouverture qui s’effondre de 15 % par rapport aux messages expédiés avant 17 h. Malgré cette chute, certaines entreprises misent délibérément sur des campagnes programmées après la journée de travail, dans l’espoir d’éviter la congestion des boîtes de réception le matin.
Face à cette stratégie, les recommandations habituelles des plateformes d’e-mailing restent stables : viser plutôt la plage 9 h – 15 h. Pourtant, l’outil utilisé pour planifier l’envoi d’un e-mail peut transformer l’impact du message, à condition de s’aligner sur les habitudes de lecture et les contraintes techniques propres à chaque service.
Le mythe de l’e-mail envoyé après 17 heures : ce que disent les usages
Les statistiques ne mentent pas : la question du meilleur moment d’envoi d’e-mails ne se résume pas à une règle figée. Envoyer un e-mail après 17 heures n’est ni une faute de goût, ni un réflexe à éliminer d’office. Les comportements évoluent, et la généralisation des smartphones a bouleversé la donne, tout comme la multiplication des fuseaux horaires au sein des organisations. Les chiffres montrent un taux d’ouverture en baisse d’environ 15 % sur les messages envoyés en fin de journée, mais la période n’est pas pour autant désertée.
Certains professionnels prennent le temps de consulter leur boîte de réception le soir, parfois entre deux réunions tardives ou juste avant de fermer l’ordinateur. La frontière entre vie privée et obligations professionnelles s’estompe, ce qui complique le choix du moment d’envoyer un message. Résultat : la stratégie d’envoi doit s’adapter à une audience éclatée, dont les attentes varient selon le secteur, le niveau de responsabilité ou encore l’ancienneté.
Voici quelques situations concrètes où le timing change tout :
- Un mail expédié à 18 h 15 à un collègue européen peut arriver pile au moment de la pause déjeuner d’un collaborateur basé outre-Atlantique, à cause du fuseau horaire.
- Certains choisissent la fin de journée pour cibler les décideurs, souvent moins sollicités sur ces plages horaires et donc plus réceptifs.
Autrement dit, il n’existe pas de recette universelle : le meilleur moment d’envoi dépend d’une analyse sur-mesure de sa cible et de ses contacts. Observez vos données, testez différents créneaux, affinez au fil du temps. L’efficacité de l’envoi mail repose sur la précision, pas sur la superstition.
Faut-il vraiment éviter d’envoyer ses messages en fin de journée ?
Envoyer un e-mail après 17 heures continue d’agiter les débats chez les commerciaux et les équipes marketing. Pourtant, il n’existe pas de moment magique décrété par avance. L’évolution des rythmes de travail, l’internationalisation et le télétravail ont fait voler en éclats les repères d’hier.
La soirée n’a rien d’un terrain miné pour l’envoi mail. Dans le secteur tech ou le conseil, plusieurs entreprises observent que leurs destinataires consultent leurs messages le soir, parfois pour anticiper la journée suivante. Dans ces cas-là, le taux d’ouverture peut même dépasser les attentes, à condition de viser la bonne cible. Par exemple, les membres d’une direction ou des interlocuteurs internationaux sont susceptibles d’ouvrir leurs mails en dehors des horaires dits « classiques ».
Le jour de la semaine et le secteur d’activité influencent aussi les résultats. Les campagnes emailing lancées un mardi ou un jeudi, entre 15 h et 17 h 30, affichent souvent de belles performances. Mais dans d’autres secteurs, comme la finance ou les médias, le pic d’activité se déplace vers le début de soirée. Adaptez votre stratégie à vos interlocuteurs, testez différents horaires, et explorez ce qui fonctionne réellement.
Pour affiner votre approche, tenez compte de ces points concrets :
- Respectez le rythme de vos contacts : chaque secteur a ses propres habitudes.
- Appuyez-vous sur les données issues de vos précédentes campagnes pour ajuster vos horaires.
- Testez plusieurs moments d’envoi afin de cerner la fenêtre de consultation idéale.
L’emailing n’est jamais figé. Chercher le meilleur moment d’envoyer suppose de s’appuyer sur l’expérimentation et une lecture fine du comportement utilisateur.
Programmer l’envoi d’un e-mail sur Gmail, Outlook et Apple Mail : mode d’emploi
La programmation de l’envoi mail s’est démocratisée : elle ne concerne plus seulement les équipes marketing. Cette fonctionnalité profite à tous, qu’il s’agisse de s’ajuster aux fuseaux horaires, d’optimiser la réception ou de respecter le rythme de vie des contacts. Les principaux clients mail ont facilité la tâche.
Voici comment procéder sur les outils les plus courants :
- Gmail : Rédigez votre message, cliquez sur la flèche à côté du bouton « Envoyer », puis choisissez « Programmer l’envoi ». Fixez l’horaire, c’est fait. Google a pensé à la gestion des pièces jointes et du champ CCI sans rien sacrifier à l’ergonomie.
- Microsoft Outlook classique : Créez votre mail, ouvrez l’onglet « Options » et sélectionnez « Différer la livraison ». Le retard d’envoi s’affiche. Sur les versions récentes, l’option « Programmer l’envoi » est encore plus rapide. Pour aller plus loin, utilisez « Règles et alertes » afin d’automatiser certains envois.
- Apple Mail (macOS Ventura et plus) : Rédigez votre mail, cliquez sur la flèche à côté de « Envoyer », puis optez pour « Envoyer plus tard ». Quelques secondes sont prévues pour annuler l’envoi, de quoi éviter bien des maladresses.
En somme, le moment d’envoyer un message se maîtrise désormais à la minute près, que ce soit sur ordinateur ou sur iPhone. Programmer l’envoi mails fluidifie la gestion des boîtes de réception et allège la pression côté destinataires. Les usages se transforment, et le comportement utilisateur évolue avec eux.
Pourquoi l’envoi différé devient un atout incontournable en marketing
En mail marketing, envoyer un message sans réfléchir au timing appartient au passé. Aujourd’hui, tout se mesure : taux d’ouverture, taux de clic, réactivité des destinataires… L’envoi différé devient un véritable levier pour améliorer les indicateurs de performance KPI. Les professionnels de l’emailing s’appuient sur les données, analysent les pics d’activité dans chaque boîte de réception et adaptent le moment d’envoi à chaque audience.
La préparation d’une campagne emailing ne s’arrête plus à la rédaction. Les plateformes permettent désormais de personnaliser l’horaire, le jour, le fuseau horaire, voire de segmenter selon le comportement utilisateur. Cette précision booste la délivrabilité et évite que le message ne disparaisse dans la masse ou soit filtré comme indésirable. Par exemple, une campagne de cold email programmée tôt le matin vise la boîte de réception au moment de la première consultation, tandis qu’une autre, destinée aux décideurs, peut être calée juste après la réunion du début d’après-midi.
Les indicateurs de performance KPI montrent des écarts parfois frappants selon l’heure d’envoi. D’un secteur à l’autre, d’une cible à l’autre, chaque étape du parcours demande des ajustements précis. Filtrez, triez, testez : l’enjeu est simple , faire émerger le mail dans la marée numérique, pour qu’il soit lu, compris, retenu… et non englouti par l’oubli.


